Les encyclopédistes et la religion catholique
Un long article explique le concept de Dieu. Les auteurs reconnaissent l’existence de Dieu (il semble qu’il soit très proche de celui des chrétiens). L’homme le connaîtrait par nature. Il sait qu’il existe, qu’il a l’intelligence, la sagesse, la puissance, la force et cela, à un degré bien au-delà de ce que nous pouvons concevoir.
La religion dont parle le plus l’Encyclopédie est la religion catholique. Voyons ce qui est dit de son fondateur.
Jésus y est présenté comme le messie et le fils de Dieu. Les Juifs l’ont rejeté et jugé et n’ont pas reconnu sa divinité. Les apôtres ne sont pas des philosophes mais des inspirés. Malheureusement, la simplicité du christianisme fut gâchée par une multitude de sectarismes.
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L'anticléricalisme
Les auteurs sont beaucoup plus virulents concernant les prêtres de toutes les religions et particulièrement de la religion chrétienne, les prêtres soumettant les croyants à leur bon vouloir.
Il est doux de dominer sur ses semblables; les prêtres surent mettre à profit la haute opinion qu'ils avaient fait naître dans l'esprit de leurs concitoyens; ils prétendirent que les dieux se manifestaient à eux; ils annoncèrent leurs décrets; ils enseignèrent des dogmes; ils prescrivirent ce qu'il fallait croire et ce qu'il fallait rejeter; ils fixèrent ce qui plaisait ou déplaisait à la divinité; ils rendirent des oracles; ils prédirent l'avenir à l'homme inquiet et curieux, ils le firent trembler par la crainte des châtiments dont les dieux irrités menaçaient les téméraires qui oseraient douter de leur mission ou discuter leur doctrine.(article Prêtres, d'Holbach)
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Différentes attitudes au XVII°
La vie quotidienne est le reflet de ses deux différentes pensées.
Les jésuites accordent beaucoup d'importance à l'action. Ils exercent leur autorité sur les classes "dynamiques", la haute bourgeoisie et l'aristocratie.
Le jansénisme, figé dans un profond pessimisme, séduit la bourgeoisie parlementaire, en déclin, car progressivement privée de ses pouvoirs.
Les écrivains de l'époque se rattachent généralement au type d'école qu'ils ont fréquenté : Racine, Pascal, La Fontaine, au jansénisme ; Corneille prend parti pour les jésuites.
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