Diderot Non coloréCouleur griseCouleur bleue

 

Denis Diderot est né à Langres en 1713 d’une modeste famille d’artisans couteliers. Il est formé par les Jésuites de l’endroit et envoyé ensuite à Paris par ses parents pour devenir prêtre. Très vite, il se désintéresse de cette « vocation » et exerce de petits boulots. Il écrit dans un journal et fréquente les milieux intellectuels parisiens.
En 1749, il écrit Les bijoux indiscrets, une nouvelle licencieuse qui lui assure une réputation sulfureuse. Deux ans plus tard, il est enfermé au château de Vincennes pour sa Lettre sur les aveugles, jugée subversive. C’est de cette époque que date son amitié avec Jean-Jacques Rousseau, qui lui assure son soutien (voir lithographie ci-dessous). Pour sortir de prison, il doit promettre de ne plus rien écrire qui puisse choquer ni l’Eglise, ni l’Etat. C’est pour cette raison, qu’il se lance à corps perdu dans le projet encyclopédique qui l’occupera pendant plus de 20 ans.
Diderot par Fragonard
Les œuvres qui font aujourd’hui sa notoriété, comme Le neveu de Rameau, Jacques le fataliste ou La religieuse datent de cette période, mais restent dans ses tiroirs. Il occupera les dernières années de sa vie à en établir la version définitive et à les faire recopier. Hormis La religieuse, publiée au tout début des années 1780 dans La correspondance littéraire (une revue manuscrite qui comptait moins de 10 exemplaires et qui était destinée aux « grands » de ce monde), ces ouvrages ne seront connus du public que plusieurs années après sa mort.
À la fin de sa vie, il entretient des relations privilégiées avec Catherine II de Russie. Il lui vend sa bibliothèque et l’aide à acquérir de nombreuses œuvres d’art. Cela lui assure des revenus complémentaires qui lui permettent d’établir ses enfants. Il meurt à Paris en 1784.