La contribution de Jean-Jacques Rousseau se limite essentiellement à la partie musicale de l’Encyclopédie. Il rédigea à la hâte 180 articles en 3 mois durant l’année 1748. Ce travail rapide fut à juste titre critiqué par le compositeur français Jean-Philippe Rameau. Il reprit ce travail pour l’améliorer dans son Dictionnaire de musique. Il fut également l’auteur de l’important article « Economie politique » qui énonçait les principes qui fondent les lois et le gouvernement, considérant le corps politique comme un être moral qui tend toujours au bien-être de la collectivité.
Il rompit bruyamment avec Diderot et l’Encyclopédie en 1758 à la suite de l’article « Genève ». La Lettre à d’Alembert, dans laquelle Rousseau condamnait non seulement les arts et les lettres, mais aussi les artistes, consomma définitivement la rupture avec les encyclopédistes.
"Dans la dernière visite que Diderot m'avait faite à l'Hermitage, il m'avait parlé de l'article Genève, que d'Alembert avait mis dans l'Encyclopédie; il m'avait appris que cet article, concerté avec des Genevois du haut étage, avait pour but l'établissement de la comédie à Genève; qu'en conséquence les mesures étaient prises, et que cet établissement ne tarderait pas d'avoir lieu. Comme Diderot paraissait trouver tout cela fort bien, qu'il ne doutait pas du succès, et que j'avais avec lui trop d'autres débats pour disputer encore sur cet article, je ne lui dis rien; mais indigné de tout ce manège de séduction dans ma patrie, j'attendais avec impatience le volume de l'Encyclopédie où était cet article, pour voir s'il n'y aurait pas moyen d'y faire quelque réponse qui pût parer ce malheureux coup (...) " |
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| D’origine allemande, le baron d’Hollbach se fit connaître par ses travaux de chimie et de minéralogie ainsi que par ses écrits philosophiques, comme Le système de la nature, où il prône l’athéisme. D’une fortune considérable, il hébergea et protégea les encyclopédistes poursuivis par la justice. Son château de Grandval devint un « atelier philosophique » où Diderot notamment se retira souvent pour travailler. Il rédigea 396 articles dont l’article « prêtres » dans lequel il formulait clairement son anti-cléricalisme. Il y dénonçait les injustices, les manipulations, les abus de pouvoir du clergé. Ce fut l’objet de sa brouille avec Jean-Jacques Rousseau qui s’insurgeait contre toutes les formes d’irréligion. Il mourut en 1789, l’année même de la Révolution française. |
<<En un mot, la morale et la politique pourraient retirer du matérialisme des avantages, que le dogme de la spiritualité ne leur fournira jamais, et auxquels il les empêche même de songer>>.
D'HOLBACH, Le Système de la nature, t. I, c. 9.
<<Homme faible et vain ! tu prétends d'être libre ; hélas ! ne vois-tu pas tous les fils qui t'enchaînent ? Ne vois-tu pas que ce sont des atomes qui te forment, que ce sont des atomes qui te meuvent, que ce sont des circonstances indépendantes de toi qui modifient ton être et qui règlent ton sort ? Dans une nature puissante qui t'environne, serais-tu donc le seul être qui pût résister à son pouvoir ? Crois-tu que tes faibles voeux la forceront de s'arrêter dans sa marche éternelle, ou de changer son cours ?>>
D'HOLBACH, Le Système de la nature, t. I, c. 12.
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